Biographie

pierre bouyer pianoforte

Depuis 2009

Depuis 2009, Pierre Bouyer, se  recentrant sur son art de soliste, a décidé de mettre en sommeil La Compagnie du Pianoforte, (voir ci-dessous) pour réaliser ses projets de récital et d’enregistrement concernant principalement Mozart, Beethoven et Schumann – certains sur plusieurs pianoforte et piano moderne, instrument qu’il retrouve après des années d’éloignement – et d’autre part pour explorer de manière plus systématique, avec Nicole Tamestit, le répertoire pour pianoforte et violon de l’époque de Beethoven – ceci devant donner lieu à une série d’enregistrements des dix Sonates de Beethoven, accompagnées de très nombreuses œuvres en premier enregistrement mondial. Les premières parutions discographiques de cette nouvelle étape paraissent début 2013 dans le catalogue du label Diligence.

1994-2009

Avec la violoniste Nicole Tamestit, Pierre Bouyer a fondé en 1994 La Compagnie du Pianoforte, ensemble à géométrie variable sur instruments de la fin du XVIIIème siècle et du début du XIXème, pouvant prendre les formes du duo, du trio, du quatuor, d’ensembles de cinq à huit musiciens, voire même d’orchestre de douze à trente musiciens, pouvant accueillir des participations vocales, ou aussi la voix de comédiens. Les œuvres jouées par cet ensemble étaient directement issues de ses études musicologiques approfondies concernant le répertoire du pianoforte, notamment dans des aspects très peu connus.

Jusqu’en 2009, sa vie artistique et musicale se confondra avec celle de La Compagnie du Pianoforte, avec laquelle près de 1000 concerts seront donnés, grâce à la présence constante de Nicole Tamestit, et grâce également à de merveilleux partenaires comme le flûtiste Gilles Burgos, le hautboïste Hugo Reyne, le clarinettiste Jean Claude Veilhan, le violoniste Patrick Bismuth, l’altiste Pierre Franck, les violoncellistes David Simpson, Claire Giardelli et Antoine Ladrette, les chanteuses et chanteurs Corinne Laporte, Monique Zanetti, Sylvie De May, Sylvie Althaparro et Loiseleur des Longchamps, le comédien Alain Carré, et bien d’autres.

Le répertoire de cet ensemble était naturellement consacré à Mozart et à Beethoven, mais aussi au Patrimoine Européen de la Musique de la fin du XVIIIe et du XIXe siècles, sortant de l’ombre beaucoup d’œuvres oubliées qu’il a retrouvé dans les bibliothèques des capitales européennes et des collectionneurs (avec une prédilection pour l’Europe Centrale et l’Italie). Sa base de données concernant le répertoire avec clavier des compositeurs nés entre 1700 et 1850 dépasse les 50 000 œuvres.

Durant toute cette période, ses enregistrements sont très remarqués par la critique: “ffff” de Télérama, “Choc” du “Monde de la Musique”, C.D. “Recommandés” par “Classica”, cinq “Diapasons”, etc… Toujours dans la même période, il a créé et animé pendant plusieurs années, avec Nicole Tamestit, une saison de concerts, “Les Salons  du Pianoforte” dans les salons de l’Hôtel Dosne-Thiers à Paris, avec le soutien de l’Institut de France.

Avant 1994

Autodidacte en ce qui concerne le jeu des fortepianos, son travail est couronné par un prix international (Paris) puis par les critiques unanimes qui saluent ses premiers enregistrements. Par la suite, de nombreux récitals et concerts de musique de chambre le firent entendre en France et en Europe, et participer à plusieurs festivals – ceci, sans oublier les autres claviers, entre autres le clavecin, soit pour des oeuvres actuelles (dont il est créateur et parfois dédicataire dans le cadre de 2e2m, l’Itinéraire, l’IRCAM – et notamment avec le flûtiste Pierre Yves Artaud), soit pour des chefs d’oeuvre “classiques” (Tournée “Variations Goldberg”, 70 récitals).

Il a aimé d’ ailleurs présenter de manière vivante l’ évolution du clavier dans des “concerts-parcours”, mêlant orgues positifs, clavicordes, clavecins et pianos de factures différentes, synthétizers, etc… – allant jusqu’à des spectacles où, entouré de 50 musiciens sur instruments de toutes époques, il conviait les auditeurs à des voyages sonores de Pérotin (Moyen-Age) à Gershwin et aux musiques synthétiques .

Enseignement et autres sources

Pendant toutes ces périodes, une partie importante de son activité a concerné l’enseignement, qu’il a considéré lui-même comme la poursuite de sa formation technique et psychologique (celle-ci ayant été également très enrichie par toute une période dans le monde du rock et des variétés), principalement en musique de chambre et direction d’orchestre. Cette activité a été distinguée quatre fois par des “Certificats d’Aptitude”, plus hauts diplômes délivrés par le Ministère de la Culture.

Au départ…

Pierre Bouyer fut un des tout premiers claviéristes français à se passionner pour le fortepiano, après des études pianistiques “classiques” avec Yvonne Lefébure et Charles Lilamand et la découverte précoce du clavecin grâce à Antoine Geoffroy-Dechaume (ces études comportant un détour par diverses classes du Conservatoire National Supérieur de Paris, dont il est lauréat).